Sud
Ouest

Dopage : la Russie devant le Tribunal arbitral du sport à huis clos, pas avant le mois de mai

La Russie avait été exclue le 9 décembre de toute compétition sportive pendant quatre ans. La décision du TAS est espérée d’ici à la fin juin, soit quelques semaines avant le début des JO de Tokyo.

La Russie plaidera sa cause portes closes. L’audience du Tribunal arbitral du sport (TAS) consacrée à la radiation de la Russie des compétitions sportives ne se tiendra pas en public, contrairement au vœu de l’Agence mondiale antidopage (AMA), a annoncé le TAS jeudi 27 février. Plusieurs parties liées à l’affaire ont réclamé que les débats ne soient pas publics, comme c’est le cas pour la quasi-totalité des audiences. Elle n’aura pas lieu avant au mieux la fin avril.

« Jusqu’à fin avril, les parties vont échanger les mémoires écrits et déposer leurs moyens de preuves, explique au Monde le secrétaire général du TAS, Matthieu Reeb. L’objectif reste d’avoir une décision avant les Jeux olympiques de Tokyo [du 24 juillet au 9 août], et pas juste avant. La question importante, c’est que l’on puisse régler la sélection des équipes olympiques en amont. »

Et bien d’autres modalités d’importance, dans le cas où le TAS donnerait droit à la demande de l’Agence mondiale antidopage d’exclure la Russie des prochains JO : mode de sélection des athlètes russes, nom et tenue de la délégation russe « neutre ».

Au nom de l’intérêt public

Le 9 décembre, l’AMA a en effet décidé de frapper la Russie d’une sanction de non-conformité, et de l’interdire de participer pour quatre ans aux principaux événements internationaux, notamment les Jeux olympiques 2020 (Tokyo) et 2022 (Pékin) et la Coupe du monde de football 2022, au Qatar.